Affaire de la journaliste Sylvanie Kiaku : OLPA appelle les autorités judicaires de Kinshasa à protéger la liberté de presse

OLPA appelle les autorités judiciaires de la ville de Kinshasa à protéger la liberté de la presse, après l’ouverture devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe d’un procès opposant un responsable d’une banque de Kinshasa à Sylvanie Kiaku, éditrice et journaliste de l’hebdomadaire la Percée paraissant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

Le 24 octobre 2018, le juge Kulonga de la chambre VII du Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe a pris en délibéré l’affaire enregistrée sous le numéro RP 27.496/VII mettant en cause M. Yves Cuypers, directeur général de la Banque commerciale du Congo (BCDC) et la journaliste Sylvanie Kiaku qu’il accuse d’imputations dommageables.

Ces accusations sont consécutives à la publication par le journal la Percée, dans ses éditions n°346 du 6 septembre 2018 et  n°347 du 13 septembre 2018 des articles intitulés : « BCDC en danger Yves Cuypers défie le Raïs : la GMA sollicite le secours de Joseph Kabila » et « Inquiétude de la clientèle, BCDC : la GMA relève 270 morts ». Ces articles faisaient des révélations sur les conditions précaires dans lesquelles vivent des familles des ex-agents de la Banque licenciés il y a près de deux décennies.

Le Parquet a requis une peine d’emprisonnement ferme de 12 mois à l’encontre de la journaliste pour imputations dommageables. Alors que la partie civile exige un franc symbolique à titre de réparation, et la publication d’un démenti dans trois quotidiens indépendants de Kinshasa.

Il sied de rappeler que la journaliste Sylvanie Kiaku a été interpellée, le 10 octobre 2018, par les agents du Parquet près le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe et placée en détention. Elle a obtenu une liberté provisoire le 19 octobre 2018, après paiement d’une caution de 1,000 dollars américains.

De ce qui précède, OLPA se déclare stupéfait par la célérité de l’instruction de cette affaire qui risque, non seulement de porter atteinte aux droits de la défense, mais aussi de constituer une véritable menace pour la liberté de presse garantis par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains.

Par conséquent, OLPA appelle les autorités judicaires congolais à protéger la liberté de presse qui est particulièrement essentielle durant cette période électorale.

 

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